Pommes de terre

, par Christian

Contraintes

Les feuilles sont sensibles au mildiou, plus ou moins selon les variétés. Elles craignent donc l’humidité associée à des températures chaudes, ou simplement douces. Si on doit arroser, on prendra soin d’envoyer l’eau sur le pied ou la terre périphérique plutôt que sur les feuilles.

Les tubercules ne doivent pas être exposés à la lumière, sinon ils verdissent. Ce n’est pas qu’ujne question de couleur : les zones verdies ont un goût amer et contiennent des toxines. Il faut donc surveiller régulièrement la pousse et buter les tubercules qui apparaissent, c’est-à-dire les recouvrir de terre ou de compost. On peut aussi utiliser un paillage dense (tontes) mais celui-ci disparaîtra à mesure qu’il sera digéré par les vers de terre. Noter que les cultivars de couleur sombre (Vitelottes...) semblent un peu moins sensibles à cet inconvénient.

En permaculture ?

La pomme de terre n’est pas vraiment adaptée à la permaculture, pour une raison bien simple : pour la récolter, il faut retourner le sol. Même dans une terre très meuble, où il suffit de tirer sur la tige pour que les tubercules suivent, ce déplacement déstructure le sol et perturbe les plantes compagnes.

Il est préférable de dédier une ou plusieurs bandes (selon la taille du terrain) à cette culture. Il est possible d’associer les pommes de terre avec d’autres plantes mais il faut garder en mémoire deux inconvénients :

  • d’une part, si certains tubercules poussent au ras du sol, il faut les buter pour leur masquer la lumière,
  • d’autre part, pour la récolter il faut retourner le sol. Même dans une terre très meuble, où il suffit de tirer sur la tige pour que les tubercules suivent, ce déplacement déstructure le sol et perturbe le voisinage.

Comme plantes compagnes, on peut envisager

  • des plantes d’hiver comme la mâche, qui seront en place lors de la plantation et récoltées bien avant la maturation des pommes de terre ;
  • des plantes de printemps à cycle rapide qui seront récoltées avant les pommes de terre sans perturber le terrain (radis, salades) ;
  • et bien sûr des plantes spontanées que l’on ne craindra pas d’abîmer et qui composteront la terre ensuite (bourrache, soucis...). Attention tout de même à ne pas trop laisser envahir la plantation.